L'ACTU BELGE VUE PAR LA RTBF

Personnel hospitalier entre blues et burn-out: "On ne nous demande plus que de faire du chiffre"

25-07-2017

Une récente étude montre que 40 % des professionnels de la santé présentent un risque de burn-out. C'est une étude française. Alors, la dernière étude publiée du genre chez nous date de 2013. Là, 18 % des médecins hospitaliers pourraient un jour se retrouver en situation de burn-out. Comment expliquer aujourd'hui ce phénomène? Quelle implication pour le médecin et pour ses patients aussi? Voici le témoignage de Sylvie. Elle a 53 ans, c'est une infirmière en soins intensifs dans une clinique à Bruxelles, ça fait 25 ans qu'elle exerce son métier. Depuis deux ans, elle est en arrêt maladie. Elle a bien essayé de reprendre le boulot, même à mi-temps, mais ce n'est plus possible. Les raisons qui l'ont menée au burn-out sont classiques du secteur hospitalier. "C'est le manque de personnel, le personnel absent non remplacé, la charge de travail assez lourde, la flexibilité des horaires, d'accepter cette flexibilité, de ne pas savoir dire non", explique-t-elle. Le monde hospitalier a bien changé ces dernières années, constate-t-elle. "Dans le temps, vous aviez de la reconnaissance: vos patients, des familles des patients, même parfois de la direction. Vous aviez ces petits mots gentils ou ces petites choses, tout ça c'est perdu maintenant. Il faut tellement travailler et on vous demande des chiffres. À tous niveaux on vous demande des chiffres, au niveau dossier médical, on vous demande des chiffres au niveau des taux d'occupation, on vous demande des chiffres au niveau tarification des soins. C'est vrai qu'il y a le côté entreprise qui est très présent". Jacques de Toeuf est le vice-président de l'ABSyM, l'Association belge des syndicats médicaux. Il était sur le plateau de Matin première ce mardi. RTBF: Ce témoignage de Sylvie parle d'une espèce d'entreprise ou de mise en concurrence du monde médical, avec des objectifs à atteindre. Est-ce cela aujourd'hui qui explique ce phénomène de burn-out grandissant chez les médecins??Jacques de Toeuf: "Pas chez les médecins seulement. Dans le monde hospitalier, c'est tout à fait évident. Il y a un basculement dans le modèle de fonctionnement, dans le quotidien, qui fait qu'on a diverti les esprits, les gens d'une partie des tâches qu'ils sont habitués à faire et pour lesquelles ils ont été formés, pour leur faire faire de l'administration". Il y a cette surcharge administrative, elle est connotée à une exigence de rentabilité Concrètement, ce sont des rapports à rendre, des papiers à remplir, des objectifs chiffrés à atteindre...??Jacques de Toeuf: "Remplir des tas de paramètres, des notes de justification, marquer son passage parce que tout le budget de l'hôpital dépend des actes qui sont posés notamment par des infirmières. Et donc 40% de leur temps, elles le passent à remplir des formulaires électroniques ou papiers, cocher, noter, donc ne plus être au chevet du malade. Donc il y a une frustration par rapport à la réalisation du métier qu'on a appris à faire. Pour les médecins, c'est pareil. Il y a cette surcharge administrative, elle est connotée à une exigence de rentabilité. Et c'est devenu une question de survie pour les hôpitaux, et donc il y a un conflit de valeurs entre 'je dois faire mon boulot bien comme j'ai appris à le faire' et avec les valeurs d'empathie et ce qui motive mon métier et puis les contraintes".RTBF: Et ces contraintes justement, cette demande de rentabilité, elle vient de la part de la direction de l'hôpital, du gestionnaire de l'hôpital ou ce sont plutôt des autres facteurs??Jacques de Toeuf: "Ce n'est pas une volonté d'une direction d'hôpital, c'est généralisé et ce n'est même pas une réponse, c'est l'obligation de satisfaire les exigences qui sont émises par l'autorité de tutelle: ministère, administration, santé publique ou assurance maladie, donc les concepteurs. Et le système a basculé vers la justification des dépenses. En soi, ce n'est pas idiot, dire à quoi sert l'argent qu'on dépense, mais c'est devenu un système qui n'est même plus maîtrisé. C'est-à-dire que chaque individu, au niveau des concepteurs du système, qui vient avec une idée d'avoir deux enregistrements de paramètres en plus, hop c'est parti, et vous ne vous en sortez plus. C'est hallucinant?! Et vous ne savez pas, quand vous notez quelque chose, une activité, la répercussion qu'elle aura. Donc c'est deux fois anxiogène. de un, vous devez noter et de deux, qu'est-ce qui va advenir de cela??"Qu'est-ce qu'on peut faire pour le monde hospitalier face à ce phénomène criant aujourd'hui? Quelles sont les solutions selon vous?Jacques de Toeuf: "Pour moi, elles sont issues de toute une série de réflexions qui viennent du monde des ressources humaines. Il faut redonner à tous les acteurs hospitaliers une autonomie professionnelle en faisant confiance en leurs capacités intellectuelles et de formation et en arrêtant de leur demander de justifier le moindre pas qu'ils font. Donc c'est sortir du contrôle bureaucratique pour être dans un partage et une culture commune de qualité". On voit des initiatives qui sortent de cette logique strictement comptable pour revenir à une logique professionnelle C'est quelque chose qui caractérise le monde hospitalier ça aujourd'hui vous pensez mais c'est aussi le cas plus globalement dans le monde de l'entreprises? Que faire pour enrayer cette dynamique?Jacques de Toeuf: "Vous savez, d'autres pays ont fait ça avant nous et ils sont avancés dans la tentative de sortir de ce genre d'état de crise. Que ce soit dans des pays nordiques, que ce soit aux États-Unis, on voit des initiatives de groupements de personnes qui sortent de cette logique strictement comptable pour essayer de revenir à une logique professionnelle. C'est du management".Au niveau de ce que vit le personnel hospitalier, on pense ici par exemple aux médecins, est-ce que ce n'est pas parfois un peu un sujet tabou le burn-out? La difficulté, finalement, du soignant à se positionner comme patient une fois face à un autre soignant, ce n'est pas un peu difficile aussi, ce qui explique parfois la difficulté de la prise en charge par le médecin lui-même?Jacques de Toeuf: "On n'aime pas reconnaître qu'on est en vulnérabilité, que ce soit maintenant un burn-out ou autre chose. Ensuite, il faut bien reconnaître que le burn-out, entité pathologique, ce n'est pas très bien caractérisé encore malgré tout. C'est un sujet à la mode, donc on colle des étiquettes aussi sur du mal-être, tout comme on l'a fait avec la fatigue chronique à un moment, fibromyalgie. Tout le monde avait une fibromyalgie, aujourd'hui tout le monde est presque au burn-out. Donc il faut être très soigneux et modéré dans l'usage des mots. Ceci dit, oui, il y a un déni de reconnaître qu'on n'est pas performant puisqu'on n'a pas été formé pour ne pas être performant. Et donc de la pudeur, oui".Quel est l'impact aussi sur le patient qui est soigné finalement, qui est face à un médecin qui peut présenter ce type de pathologie?  Jacques de Toeuf: "J'oserais dire que l'impact n'est pas énorme. Il n'y a pas de risques. Pourquoi?? Parce qu'on n'est pas tout seul, il y a toujours d'autres personnes autour. Il n'y a pas un gars qui, étant en burn-out, va rentrer dans l'hôpital avec un couteau dans les mains en disant 'je vais saigner tous les gens qui sont là et les égorger'. Si, s'il y a quelqu'un qui est moins performant ou qui est plus amorti, ça se voit assez vite. Et donc il y a un support immédiat des gens autour. Je ne crois pas qu'il y ait de risques majeurs pour les personnes, les malades, les gens qu'ils fréquentent. Le risque c'est pour l'individu. Plus il est dans le déni et moins il cherche de l'aide, moins bien il va aller".

Des militants d'Amnesty enjoignent l'UE d'envoyer un message fort à la Turquie

25-07-2017

Une centaine de militants d'Amnesty international ont participé, mardi matin, dans le quartier européen à Bruxelles, à une action en faveur de la libération de défenseurs des droits humains emprisonnés en Turquie. Organisée sur le rond-point Schuman, en prélude à une rencontre entre la haute représentante de l'UE pour les Affaires étrangères Federica Mogherini et le ministre turc Mevlüt Cavusoglu, l'opération d'Amnesty visait à mettre la pression sur la cheffe de la diplomatie européenne afin qu'elle plaide pour la libération de ces défenseurs des droits de l'Homme. Une occasion réelle pour l'UE de s'exprimer en faveur des défenseurs des droits humains "Plusieurs gouvernements dans le monde ont appelé à la libération des défenseurs des droits humains en Turquie.  Défendre ces droits n'est pas un crime, et pourtant, en Turquie, c'est en train de le devenir à un rythme alarmant", a commenté le secrétaire-général d'Amnesty, Salil Shetty, qui a pu s'entretenir en matinée avec Mme Mogherini. Selon Salil Shetty, la rencontre du jour avec M. Cavusoglu constitue "une occasion réelle pour l'UE de s'exprimer en faveur des défenseurs des droits humains qui sont emprisonnés pour résister au nom de ce qui est juste". Les militants rassemblés mardi à Bruxelles ont scandé des slogans devant des figures géantes représentant les personnes emprisonnées. Huit militants turcs, dont la directrice d'Amnesty pour la Turquie, Idil Eser, ont été arrêtés le 5 juillet dernier, aux côtés de deux formateurs. Six d'entre eux ont été placés en détention et quatre autres relâchés sous contrôle judiciaire. Ces militants sont accusés par Ankara d'avoir commis des crimes au nom d'une organisation terroriste. Des "accusations ridicules et infondées", d'après Amnesty, qui souligne qu'ils ont uniquement défendu les droits humains et, en cela, rien fait de répréhensible. 

MR-cdH: l'accord est en vue et l'agenda se précise

25-07-2017

MR et cdH discutent des tous derniers détails de l'accord pour la Wallonie. Au menu de la journée : Olivier Chastel, président du MR, et Benoît Lutgen, président du cdH, élaborent le socle de la nouvelle majorité. Car la future coalition MR-cdH n'aura que peu de temps pour aboutir sur quelques mesures et marquer de son empreinte cette législature particulière. Emploi et bonne gouvernance Si l?on suit la logique décidée par Benoît Lutgen de débrancher la prise, la DPR, la nouvelle Déclaration de politique régionale, se fixera certainement sur la bonne gouvernance et l?emploi. Parallèlement à cela, il y a des chevaux de bataille comme la rationalisation des TEC, la réorganisation du Forem et ? ça va quasi sans dire ? la suppression de la redevance télévision. La politique des nouveaux partenaires n?aura pas le temps d?installer plus de lignes de rupture, d?autant que les questions budgétaires seront probablement très contrariantes. Accord en vue Cela fait désormais plus d'un mois que Benoît Lutgen, annonçait vouloir former des majorités alternatives sans le PS en Wallonie, à Bruxelles et la Fédération Wallonie-Bruxelles. Jusqu'ici, MR et cdH disaient négocier pour les trois entités fédérées mais ils n'avancent réellement qu'en Wallonie. L'accord est proche. Les discussions encore menées lundi ont, semble-t-il, bien permis d?avancer. Ce mardi, on refait le tour, le toilettage de la déclaration de politique régionale. On examine sans doute ce que le budget permettra de faire. Une annonce est attendue, au plus tôt, en cette fin de journée. Au plus tard mercredi. Il faudra ensuite présenter les grandes lignes de cet accord en bureau de parti. Quel scénario pour la suite? Si l?accord est scellé ce mardi, il sera vraisemblablement présenté dans la foulée. Mais la motion de méfiance constructive qui fera officiellement tomber l?actuel gouvernement ne sera pas déposée pour autant : pour cela, il faut encore mettre au point le casting ministériel. Comme il n?est plus question de lambiner, il sera sans doute au point le lendemain. Ce qui nous amène, dans le meilleur des cas, à un dépôt de la motion ce mercredi, un débat et un vote au parlement le vendredi suivies de la prestation de serment du nouveau ministre-président chez le Roi et de la mise en place du gouvernement wallon. Dans l?autre hypothèse, avec un jour de retard : débat parlementaire et mise en place du gouvernement le samedi. A moins, bien sûr, que le bébé de Jacqueline Galant n?en décide autrement? >>> A lire aussi : les bébés de Jacqueline Galant et Mathilde Vandorpe chamboulent l'agenda

Belgique : les thèmes de recherche disponibles

Belgique

Ci-dessous, vous sont proposées les 253 thématiques francophones actuellement disponibles en Belgique, dans lesquelles sont classées les entreprises inscrites. 2 sites sont également disponibles dans les pages anglophones de l'annuaire.

Au total, c'est plus de 1200 thématiques qui vous attendent pour inscrire votre site internet. Choisissez simplement celle qui convient au contenu de votre site et rejoignez les 393 professionnels déjà présents dans nos pages.

Voir les 31 sous-thèmes de la thématique Arts en Belgique

Voir les 22 sous-thèmes de la thématique Boutique en ligne en Belgique

Voir les 92 sous-thèmes de la thématique Commerce en Belgique

Voir les 16 sous-thèmes de la thématique Informatique en Belgique

Voir les 16 sous-thèmes de la thématique Loisirs en Belgique

Voir les 13 sous-thèmes de la thématique Maison en Belgique

Voir les 19 sous-thèmes de la thématique Santé en Belgique

Belgique

L'annuaire de Belgique

Vous consultez actuellement la page d'accueil dédiée à la Belgique, sur laquelle vous trouverez la liste des thématiques réservées à ce pays. En parcourant ces thématiques, vous y trouverez des sites web professionnels inscrits dans chacune d'elles.

Classement dans l'annuaire

L'annuaire de Belgique occupe la 3ème place des pays les plus représentés dans cet annuaire international. Seuls la France et le Canada précèdent la Belgique au rang des sites internet les plus nombreux.

De nombreux sites belges ont été inscrits depuis la création de l'annuaire. Leurs sujets sont très variés comme le montre les thématiques actuellement disponibles.

Des professionnels de toutes les provinces

Toutes les provinces belges sont représentées flamandes et wallonnes, accueillant les sites internet de tous les professionnels. De Bruxelles à Liège, de Namur à Anvers, la Belgique s'expose dans nos pages. En cliquant sur les thématiques à gauche, vous accéderez aux sites web qui s'y rapportent, vous permettant de trouver facilement une agence immobilière, un restaurant, un hôtel, un artisan en Belgique...

Inscrire un site web

Les webmasters belges, francophones ou non, et tous les professionnels peuvent proposer leurs sites web, pour apparaitre dans les pages de l'annuaire de Belgique. Pour cela, cliquez simplement sur le lien situé en haut de la page. Au choix, l'inscription est gratuite ou payante (prioritaire).

Outil de recherche : trouvez un site internet, un artisan, un commerce